Acheter et investir en SCI: avantages et inconvénients

Le partage des biens immobiliers est souvent complexe à cause du critère de l'indivision. Cependant, ce problème ne se pose lors de la constitution d'une SCI ou Société Civile Immobilière.

Facilité de répartition des parts en cas de partage obligé

En cas d'acquisition d'un patrimoine immobilier commun, la SCI présente des conditions avantageuses que ce soit pour une vente à une période ultérieure ou dans le cadre d'une transmission d'héritage. À l'instar de toute société légalement constituée, une SCI protège les intérêts de chaque actionnaire et les oblige à se conformer aux règles établies dans la gestion commune du patrimoine. Chacune des parties se voit attribuer des parts sociales correspondantes à leurs apports. De par ces caractères, la SCI est plus commode à gérer qu'un bien commun en indivision. Par ailleurs, dans le cadre d'une SCI, les héritiers accèdent plus facilement au bien. Les conditions d'une SCI permettent aux actionnaires de céder leurs parts aux ayants droit de leur vivant. En cas de décès des détenteurs des parts, les bénéficiaires, qui sont généralement les enfants légitimes, héritent du bien immobilier en ne payant de droits de succession que sur la nue-propriété. L'usufruit étant automatiquement dissout à la disparition des parents.

Une protection pour les associés qui n'est pas sans inconvénient

Pour les familles recomposées, la SCI protège l'un des conjoints en cas de décès de l'autre lorsqu'il s'agit d'un patrimoine acheté en commun. Ainsi, celui qui est encore en vie peut avoir la garantie de rester le seul bénéficiaire du bien jusqu'à ce qu'il disparaît à son tour. Bien que tout à fait avantageuse pour les couples ou les familles qui acquièrent des biens communs, la SCI est une solution qui n'est pas exempte d'inconvénients. Elle ne fait bénéficier d'aucun avantage fiscal en cas de réparation ou de rénovation importantes. La constitution d'une SCI n’ouvre droit ni aux prêts conventionnés, ni au crédit à taux zéro. Par ailleurs, cette solution ne permet pas d'accéder au Plan épargne logement et contraint les fondateurs à tenir une comptabilité, à établir des statuts par acte notarié ou sous seing privé et à procéder à l'immatriculation de la société.